Investissements en France

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Les Investissements en France (start-up du numérique) ont levé 1,8 milliard d’euros en 2015 / Paris est la troisième ville européenne où lever des fonds / BlaBlaCar est l’entreprise ayant reçu le plus gros investissement, avec 177 millions d’euros.

Le financement des jeunes entreprises françaises par le capital-risque a fortement augmenté en 2015, avec 1,809 milliard d’euros levés pour 484 opérations, selon une étude du cabinet EY publiée mardi. Le nombre d’opérations, dont le montant moyen est de 3,7 millions d’euros, est en hausse par rapport à l’année précédente, où elles avaient atteint 897 millions pour 372 opérations. Le niveau des investissements en France a donc doublé entre 2014 et 2015. Le France conserve sa troisième place au niveau européen, totalisant 13% des montants levés, derrière le Royaume-Uni (33%) et l’Allemagne (20%).

«Les investissements en France en faveur des start-up ont franchi un nouveau cap et explosé les compteurs des pronostics les plus optimistes», se félicite Franck Sebag, associé d’EY en charge du capital-risque et des introductions en Bourse en France, cité dans l’étude. Le baromètre EY du capital-risque en France recense les opérations de financement en fonds propres des entreprises en phase de création ou durant les premières années d’existence, en date d’opération du 1er janvier au 31 décembre 2015, communiquées avant le 14 janvier 2016.

BlaBlaCar, le champion français

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Le secteur des services Internet arrive en tête du podium, attirant un tiers des investissements, souligne l’étude, grâce à la levée de 609 millions d’euros pour 170 opérations, avec notamment avec les 177 millions d’euros du site de covoiturage BlaBlaCar. L’entreprise française est aujourd’hui valorisée à 1,4 milliard d’euros. Il s’agit de la plus belle opération de l’année. Viennent ensuite les levées de fonds de Sigfox (100 millions d’euros) et de Quadran (45 millions d’euros). Le domaine des logiciels a totalisé 355 millions d’euros des montants levés, devant le secteur technologique (275 millions d’euros) et des sciences de la vie (232 millions d’euros).

La France ne doit pas non plus se reposer sur ses lauriers, d’après EY. Si «l’écosystème du financement est bien là», il est désormais «urgent de passer à la vitesse supérieure», insiste Franck Sebag. «Les champions agiles de la nouvelle économie cotés au Nasdaq affichent une jeunesse insolente, à l’instar des GAFA, âgés en moyenne de moins de 30 ans, là où notre CAC 40 pourrait faire figure de panthéon du haut de ses 101 ans d’âge moyen.»

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